Quelle est la différence entre un intermédiaire et un assureur ?

« Un assureur » est une compagnie d’assurance, une mutuelle ou une institution de prévoyance dont le nom apparait sur le contrat souscrit. Il est responsable des fonds que vous lui avez confiés et doit respecter les engagements prévus au contrat. En l’absence d’intermédiaire, il est votre interlocuteur direct.
«Votre intermédiaire » est l’interface entre vous et l’assureur. Son rôle consiste à vous « présenter, proposer ou aider à conclure des contrats d’assurance ».

Mon intermédiaire me demande de lui transmettre via un questionnaire des informations sur ma situation personnelle, mes avoirs, mes connaissances financières/immobilières et juridiques, ma pratique des produits d’épargne et d’investissement, mon aversion au risque, etc. Dois-lui communiquer l’ensemble de ces informations ?

En vous adressant à un intermédiaire, vous avez émis le souhait d’obtenir une réponse d’un professionnel contrôlé, exerçant une activité réglementée. Conformément aux principes de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, nous vous rappelons que vous disposez toujours d’un droit d’accès, d’opposition, de rectification des informations personnelles détenues par votre intermédiaire, qui s’est engagé au respect de règles de bonne conduite incluant le secret professionnel et la protection de vos données personnelles.
La collecte d’information ainsi que leur exploitation sont effectuées dans votre intérêt et ont pour finalité de permettre à votre intermédiaire de fournir un conseil adapté à votre problématique exposée. La qualité de son travail dépendra donc de la véracité, de l’exactitude et de l’exhaustivité de vos réponses à ce questionnaire.

Si vous ne souhaitez pas répondre à certaines questions, vous devez savoir que la mission confiée à votre intermédiaire ne pourra pas être dite personnalisée et que les process de traitement agréés et contrôlés ne s’appliquent plus.

J’ai été contacté par une personne qui me propose des conseils financiers, comment savoir si elle est enregistrée comme intermédiaire auprès de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) ou auprès de l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) ?
Chaque intermédiaire en assurances (IAS), chaque intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP), et chaque conseiller en investissements financiers (CIF) doit être immatriculé au registre unique des intermédiaires financiers tenu auprès de l’ORIAS (Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance).

J’ai été contacté par une personne qui me propose des conseils immobiliers. Comment vérifier si elle est habilitée à le faire ?
Chaque intermédiaire en transactions immobilières (ITI) doit être en mesure de vous présenter sa carte professionnelle (dite « carte T » ou « carte blanche ») ou sa « délégation de carte T » délivrée par la préfecture du lieu du siège social de l’établissement (ou à Paris, par la Préfecture de Police) sous condition d’aptitude professionnelle et de moralité (loi Hoguet).

Je souhaite investir dans des actions, des obligations et /ou des placements collectifs comme des SICAV ou des FCP (Fonds Communs de Placement). Comment dois-je orienter ma réflexion ? Quelles questions dois-je me poser ?
Que vous débutiez dans la vie active, que vous soyez à quelques années de la retraite ou que vous ayez un projet à court ou long terme, vous n’investissez pas de la même manière.

Les bonnes questions à se poser avant d’investir sont les suivantes :

  • Quel est l’objectif de mon investissement ?
    Cela vous orientera sur le choix du produit.
  • Quel est mon horizon d’investissement ?
    Vérifiez que cette durée correspond à vos objectifs et que vous n’aurez pas besoin de la somme investie pendant la durée du placement.
  • Quel risque suis-je prêt à prendre ?
    • Le potentiel de rendement d’un placement financier est toujours lié à son niveau de risque.
    • Investir sur des produits risqués (dont la valeur peut évoluer de manière importante à la hausse comme à la baisse) nécessite d’y consacrer du temps.
    • Vous devez également vous intéresser à la fiscalité des produits ainsi qu’aux frais et commissions qui seront prélevés. Ils peuvent avoir un impact non négligeable sur le rendement potentiel.